Attributions
Aphrodite (Vénus chez les Romains) était la déesse de la beauté et de l'amour, de la génération, de la mer et de la navigation, de la vie universelle. Grande était la variété de ses fonctions et de ses épithètes.
Elle était à la fois la déesse de l'amour céleste (Ourania), vulgaire (Pandémos), celle du mariage (Nymphidia), ou des courtisanes (hétaira), la déesse marine (Pontia), ou la déesse victorieuse (Nikêphoros). On l'appelait encore Anadyomène, parce qu'elle était sortie des flots ; Kypris, Cythérée ou Erycine, à cause de ses temples célèbres de Chypre, de Cythère ou du mont Eryx.

Attributs
Elle avait pour attributs le myrte, la rose ; divers fruits, comme la pomme ou la grenade ; les animaux de nature ardente ou prolifique, comme le bélier, le bouc, le lièvre, le cygne, la tourterelle ou la colombe.
Elle entraînait à sa suite et des personnages allégoriques comme Peitho (la Persuasion), Pothos ou Himéros (le Désir) ; les Nymphes, les Heures, les Charites, les Tritons et les Néréides.

légende
Il y avait autour de sa naissance des légendes contradictoires. Elle était née de l'écume des flots (aphros = écume) aprés la mutilation d'Ouranos par Cronos. D'autres la disaient fille de Zeus et de Dioné. Aphrodite surgit nue de l'écume de la mer, chevaucha une conque aborda d'abord sur l'île de Cythère, mais s'étant aperçue que c'était une petite île, elle se rendit au Péloponnèse et finalement s'installa à Paphos, dans l'île de Chypre où se trouvait le centre principal de son culte. Les herbes et les fleurs poussaient sous ses pas. A Paphos, les Saisons, filles de Thémis, se hâtèrent de la vêtir et de la parer.
Elle avait aimé de nombreux dieux et de simples mortels. On lui prêtait de nombreux enfants et on la mariait à qu'elle trompa fréquemment et conçut un amour particulier pour Arès. Mais elle fut un jour surprise par son époux , qui emprisonna les deux amants dans un filet. Honteuse, Aphrodite quitta quelques temps l'Olympe
On la disait aussi la mère d' et d'Antéros.
Elle reçut de Pâris la fameuse pomme d'or et témoigna sa reconnaissance au héros troyen en faisant naître entre lui et Hélène un amour qui malheureusement devait être si fatal à Troie.

La naissance de Vénus par Cabanel

Culte
Il est établi, aujourd'hui, que ce culte vient de l'Asie, où l'on vénérait une divinité lunaire (Astarté), principe de fécondité ; il fut apporté très anciennement, sur plusieurs points du monde grec, par les Phéniciens, et c'est là que se trouvaient ses sanctuaires les plus fréquentés. Mais la déesse eut aussi des temples dans la plupart des cités grecques : par exemple, à Athènes, à Thèbes, à Corinthe, où un millier d'hétaires attendaient les pèlerins. Ce culte se développa encore à l'époque alexandrine, puis à l'époque romaine où Aphrodite - Vénus. fut considérée, grâce à son fils Enée, comme la mère du peuple romain.

Iconographie
Les représentations figurées d'Aphrodite sont innombrables et ont modifié, à plusieurs reprises, son type plastique. On l'adora d'abord, surtout à Paphos, sous la forme tout orientale d'un simple cône ou d'une pyramide entourée de flambeaux. Plus tard, elle devint une grossière idole, entièrement nue (Chypre, Iles de l'archipel). Vers le début du IV siècle avant notre ère, se dessine un type nouveau : une divinité grave, virginale, drapée dans un long chiton, et diadémée : c'est la déesse Céleste, l'Aphrodite aux jardins d'Acamène, ou l'Aphrodite voilée du Parthénon. Type de transition, la Nikêphoros, nue jusqu'à la ceinture, est moins sévère, se mire dans un bouclier. A ce type se rapportent les Aphrodites de Capoue, d'Arles et de Milo. Enfin, vers le milieu du IV siècle, Praxitèle montre Aphrodite entièrement nue, symbole de l'amour et de la grâce voluptueuse : sa célèbre Aphrodite de Cnide eut beaucoup de répliques. A la fin du IV siècle Apelle imagina une Aphrodite Anadyomène d'où dérive l'Aphrodite accroupie. Elle apparaît très souvent au milieu d'un cortège de suivantes.

Généalogie
Dioné
ou née de l'écume
Aphrodite
Adonis Béroé
Anchise Enée, Lyrus
Deismos, Phoebus,
(Eros), Antéros
Harmonia,
Butes Eryx
Priape
Héphaïstos *  
Hermaphodite, (Eros)
Phaéton Astynous